Croyances populaires – La symbolique des arbres en Chine

Des estampes, en passant par le taiqi ou la beauté des jardins, les arbres tiennent une place importante dans la tradition chinoise. Qui ne s’est jamais demandé pourquoi certaines personnes âgées se frottaient le dos contre le tronc d’un pin centenaire ? Ou ces jeunes amoureux se photographiaient devant un pêcher en fleurs ? Zoom sur des croyances anciennes encore ancrées dans la vie quotidienne actuelle.

arbre - encre

Déjà dans la Chine ancienne, le culte de l’arbre était largement répandu. Les habitants d’alors refusaient de couper certains végétaux à proximité des temples et des tombes. En effet, pour ces croyants, l’âme des dieux résidait dans des arbres remarquables par leur taille et leur beauté. En arracher un faisait craindre une mort soudaine.

Aujourd’hui encore, certains arbres ont une signification particulière pour nos contemporains chinois, en témoigne notamment leur engouement pour les jardins et les parcs. Façonnés pour représenter un monde idéal miniaturisé, ces jardins privilégient les plantes et les arbres que l’histoire et la tradition ont chargés de symboles. Des centaines de variétés de plantes vivaces, aquatiques, grimpantes, d’arbustes et d’arbres y sont représentées.

À chaque arbre sa signification

La plupart des plantes et arbres des jardins revêt une dimension symbolique, différente pour chaque espèce. Le pin occupe une place de choix dans la tradition chinoise. Toujours vert, quelle que soit la saison, il est considéré par les Chinois comme un emblème de longévité et de sagesse. On dit de sa sève qu’elle se change en ambre dès lors que le pin atteint ses mille ans ! De même que, planté autour des tombes, le conifère éloigne le Wangxiang, créature maléfique, dévoreuse du cerveau des déplorés défunts.

arbre -bambouAvec des dizaines de variétés, le bambou, répandu dans toute la Chine, est associé à la force et à l’éthique. Tout comme notre roseau, il plie mais ne rompt pas. Comme il pousse massivement, il est aussi devenu un symbole de fertilité, de famille heureuse et de piété filiale. Il se raconte qu’un fils, devant sa mère gravement malade et désireuse d’une soupe de pousses de bambous, brava l’hiver rigoureux à la recherche de jeunes plants, en vain. Pleurant à chaudes larmes, il réussit à attendrir le sol gelé. Pour récompenser ses efforts, les jeunes pousses grandirent si rapidement qu’il pût les cueillir le jour-même.

arbre - pêcheLe pêcher tient aussi une place importante dans les superstitions. Il est le symbole du mariage, du printemps et de l’immortalité. La légende raconte que le Pêcher des Dieux fleurit tous les 3 000 ans mais que son fruit apporte la vie éternelle. Un couple qui s’enlace devant un pêcher et c’est l’assurance d’une vie longue et heureuse !

Bien d’autres espèces d’arbres mais aussi de plantes incarnent diverses vertus : le prunier est associé à la noblesse, le lotus à la pureté, le magnolia à la richesse et la pivoine à la beauté féminine. Le rosier sauvage, par nature tourmenté, entraîne des dissensions au sein d’une même famille. Un saule planté à l’arrière d’une maison fragilise la famille et ferait craindre la luxure !

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Le Far west des maisons de retraite

Maisons de retraite

PAPEETE, le 12 avril 2017 -Aujourd’hui, maisons de retraite, unités de vie et autres maisons de repos pour personnes âgées n’ont pas de cadre légal, laissant ainsi une porte ouverte à toutes les dérives, alors que le nombre de polynésiens âgés de plus de 65 ans a plus que doublé en l’espace de 20 ans.

Quand un proche est atteint d’Alzheimer de parkinson ou de démence, sa famille n’a parfois plus d’autre solution que de le placer dans un environnement adapté. Aujourd’hui, en plus des familles d’accueil, on voit se multiplier en Polynésie française les unités de vie, maisons de repos, maisons de retraite, maisons médicalisées. Qu’est-ce qui les différencie les unes des autres ? La réponse est simple : rien.

Aujourd’hui, sur le fenua aucun agrément, aucune réglementation, n’existent pour ce qui concerne des structures souhaitant accueillir les matahiapo. L’offre va du service quatre étoiles avec médecin, infirmier à domicile, activité et repas « maison », à la structure mêlant personnes âgées et handicapées et servant du pain beurre confiture à tous les repas. Pour les familles, il n’est d’ailleurs pas évident de s’y retrouver, les prix varient de 80 000 à plus de 400 000 francs par mois. L’absence de réglementation peut conduire à toutes les dérives : « on ne monte pas une maison de retraite pour se faire de l’argent » s’emporte Richard Ville, infirmier, qui vient de créer le Fare Ora Tahiti à Pirae. Après être passé par plusieurs structures de matahiapo en tant qu’infirmier libéral, il a décidé de monter sa propre structure en suivant les normes métropolitaines. « J’ai vu des choses qui m’ont choqué. Quand on ferme la porte à clefs et qu’on laisse des personnes âgées seules toute la nuit enfermées, sans surveillance : je suis désolé mais ça me révolte. Quand on parle mal à une personne atteinte d’Alzheimer ou de démence parce qu’elle ne comprend pas, pour moi c’est de la maltraitance « , s’indigne-t-il. Samuel Boscardin est lui aussi infirmier et il a fait le même constat : « quand j’exerçais en tant qu’infirmier libéral j’ai vu des cas de maltraitance avérée dans certaines maisons de retraite. J’ai vu la nécessité d’ouvrir une maison de retraite médicalisée avec du personnel soignant et paramédical. Jusque-là, il n’y avait que des établissements bâtards et sauvages pour les personnes âgées. » Avec un associé, il a donc décidé de monter les Orchidées en décembre 2016. Il occupe la fonction d’infirmier coordinateur bénévole : « j’ai voulu faire quelque chose de bien. Je me suis dit que j’allais monter une structure où je n’aurais pas peur de placer ma mère. Avec mon associé, nous avons décidé de calquer la réglementation métropolitaine, comme ça, si jamais le Pays décide enfin d’une réglementation nous aurons simplement quelques ajustements à mettre en place pour être aux normes locales. »

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Le Qingming n’est plus ce qu’il était

Du 2 au 4 avril, la Chine célébrait la Fête de la Lumière pure (Qingming 清明) et force est de constater que ce culte des ancêtres évolue avec son temps.
Au XXIe siècle, la fête consiste en une expédition en famille au cimetière. Là, on désherbe la tombe, on y déjeune et brûle divers artefacts de papier, monnaie « de l’enfer » : fausses voitures, iPhones, cigarettes de luxe, bouteilles de Maotai… Tous biens de confort que l’on veut faire passer au disparu dans l’au-delà.

Mais un vieux problème surgit alors :  la population croît, contrairement à l’espace disponible. Les économistes sont unanimes, sous 10 ans autour des villes (qui abritent 51% des vivants), les espaces de repos des morts seront saturés. Ce n’est pas faute d’avoir investi : Suzhou aligne 30 cimetières « commerciaux » et 420.000 tombes, dont le prix moyen est aujourd’hui à 180.000¥ le lot d’1,5m². à Shanghai ou Pékin, autour de sites tels les tombeaux des Ming, le même emplacement coûte 300.000¥. Mais la demande reste très vive car la société vieillit. En 2016, la même Suzhou, pour 12 millions d’âmes, enregistrait 40.000 décès. Pour combattre la pénurie, la mairie vient de réserver ses cimetières aux seuls résidents, excluant les Shanghaïens qui venaient en masse.
L’inhumation à telle échelle est un cauchemar pour les urbanistes. Elle dévore les ceintures vertes des villes, et intoxique chaque année des milliers de gens par le brûlis de cette papeterie de basse qualité. Elle fait aussi planer le risque d’incendie : à Lianyungang (Jiangsu), un incendie de forêt se propagea le 4 avril, mobilisant durant des heures 600 pompiers. Aussi ce rituel fut banni à Harbin (Heilongjiang), sous peine d’amende de 200 à 1000¥, aux clients, fabricants et vendeurs.

Article tiré du site: www.leventdelachine.com

Retrouvez l’article en entier sur ce lien: Le Qingming n’est plus ce qu’il était

Les 12 grands travaux de la Chine

Plafonner la consommation d’énergie, réduire les émissions de carbone, restructurer les industries, augmenter le budget de la défense, développer le tourisme, créer des infrastructures pour les transports… Ce sont là quelques-unes des grandes orientations que le président chinois Xi Jinping, nommé en 2013, veut impulser pour la Chine du XXIe siècle.

Géopolis fait le point sur ces 12 travaux d’Hercule modernes.

Les 12 grands travaux de la Chine sont:

1- Réduire la Pollution

2- Développer les énergies renouvelables

3- Reconstruire la route de la soie

4- Développer le commerce maritime

5- Développer le « soft power »

6- Améliorer la sécurité alimentaire

7- Créer une armée moderne

8- Enrayer le vieillissement de la population

9- Investir dans des terres agricoles

10- Développer le tourisme

11- Poursuivre la conquête spatiale

12- Développer les biotechnologies

source: article tiré du site: http://geopolis.francetvinfo.fr/les-12-grands-travaux-de-la-chine-130405

Article par Laurent Filippi 

Des jeunes de la communauté chinoise lancent un appel pour sauvegarder son passé

Nelson Liao à la recherche du temps perdu

MEMOIRE – D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Ce titre du célèbre tableau de Gauguin résume bien la démarche entreprise par cinq jeunes issus de la communauté chinoise qui ont créé un fond documentaire afin d’archiver la mémoire collective des Chinois de Polynésie.

Nelson à la recherche du passé

Pour parler de ce projet, Nelson Liao un des acteurs de cette initiative.

« Le projet a démarré il y a deux ou trois mois. D’une volonté personnelle, c’est devenu un projet communautaire ».  « Que laisser à nos enfants, sur cette communauté qui est assez discrète en terme de médiatisation et de documents?  Voila pourquoi nous avons décidé de créer ce fond documentaire. Nous avons rencontré des  photographes qui possédaient des clichés et au fil des rencontres on récolte des documents. C’est une manière de se réapproprier notre culture. »

Pour Nelson, il est important de conserver des traces de cette culture qui s’est diluée au fil du temps avec le brassage des différentes ethnies qui composent la Polynésie actuelle. « Il est important de connaitre cette culture qu’on a perdu au fil de l’eau, ne pas perdre l’origine de nos noms de famille qui ont été francisés (…) Nous avons tous été formés via l’éducation nationale et si certains ont un peu perdu de vue leurs origines, d’autres ont eu cette chance de la conserver ».

Retrouver l’article en entier: Nelson Liao à la recherche du temps perdu sur le site de TNTV

Un autre article: Les matahiapo de la communauté chinoise se livrent sur le site de Tahiti Infos

Les associations chinoises à la Réunion

fac-reunion

 

La Fédération des Associations Chinoises de La Réunion, créée en 1999 à l’initiative de plusieurs associations des Réunionnais d’origine chinoise, travaille aujourd’hui avec près de 25 associations, culturelles, cultuelles, sportives et économiques, dans un esprit de rassemblement, de valorisation et de représentation.

La Fédération a pour objectif de favoriser l’harmonie et l’essor de la communauté associative chinoise pour contribuer pleinement à l’évolution de la société pluri-culturelle réunionnaise :

- créer une passerelle entre l’héritage de nos anciens et notre apport aux générations futures, dans le contexte de l’essor international que l’on connaît de la Chine ;
- valoriser une synergie globale dans la transmission de nos valeurs et de notre culture, assurer le lien entre Traditions et Modernité ;
- trouver une place représentative dans les différentes strates de la société pluri-culturelle réunionnaise, à l’évolution de laquelle nous devons pleinement participer ;
- être fier du travail réalisé par nos Anciens et leur signifier, par la réussite de notre solidarité associative et culturelle, notre respect pour ce qu’ils ont fait et nous ont apporté, notamment la transmission des valeurs qui ont fait de nous des Chinois d’Outre-Mer.

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Retrouvez directement les diverses associations sur le site: www.facreunion.fr

Source: Article tiré du site: www.reunionnaisdumonde.com

Nouvelle immigration chinoise au Pérou

Après leur indépendance acquise à la force des armes , les pays d’Amérique latine mirent longtemps avant de se construire en tant qu’États-nations tant pour des raisons politiques, qu’économiques et démographiques. Alors qu’au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, ces jeunes républiques commençaient à se moderniser, deux problèmes se posèrent : d’une part celui de la perte de la main-d’œuvre d’origine africaine résultant de l’abolition de l’esclavage et d’autre part, celui de la rareté de populations de souche européenne capable de reprendre en main l’agriculture du pays et de coloniser de nouveaux espaces. Au Pérou, plusieurs lois furent émises entre 1831 et 1845 afin d’encourager, sans grand succès, une immigration européenne et catholique de préférence. C’est en 1849 que, profitant des mesures favorables destinées à l’origine à l’introduction de colons européens, cette loi fut détournée par l’ancien président péruvien et hacendado Domingo Elias qui, en réponse à l’attente des grands propriétaires terriens, introduisit au Pérou non pas des Européens mais les premiers coolies chinois. Cette loi comme les précédentes permit d’abord l’entrée en nombre peu important, quelques centaines, d’immigrants irlandais en 1851, allemands en 1857, espagnols en 1860, polynésiens entre 1862 et 1863, puis à partir de 1866 d’Italiens, de Suisses et de Français. On estime que plus de 100 000 coolies chinois furent introduits entre 1849 et 1874. Par la suite, le Pérou, toujours demandeur de main-d’œuvre fit venir plus de 30 000 colons japonais entre 1898 et 1924 ainsi qu’un bon nombre de Polonais en 1928, destinés à servir l’agriculture péruvienne. Jusqu’en 1930 le Pérou a donc été un pays d’immigration. Par la suite il s’est refermé, hormis juste après la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’il accueillit des Italiens chassés de Lybie, des Hongrois et des Yougoslaves fuyant le communisme.

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Source: Texte tiré de la Revue européenne des migrations internationales vol. 25 – n°1  (2009) Nouvelles migrations chinoises en Afrique et en Amérique latine

 

Les Chinois du Pérou: une identité reconstruite

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photo de Chinatown Lima par Edouard Cid

Entre 1849 et 1874, près de cent mille Chinois ont été introduits au Pérou pour remplacer la main d’œuvre noire des grands domaines coders afin d’exploiter la nouvelle richesse du pays, le guano. Leur condition dans les haciendas sont celles d’un demi-esclavage. Le dénuement dans lequel ils arrivent ne leur permet pas d’affirmer une identité propre. Sans parents, sans épouse, ils n’ont alors que leur nom, leur parler, leurs croyances. Jusque dans les années 1870 ils vont se taire, puis, dans sursaut identitaire, ils vont se rebeller comme on se rebellait alors en Chine. C’est le début d’une longue reconstruction de l’identité qui passe par la recherche d’une reconstitution d’une parenté de type chinois, par la constitution d’associations également.

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Source: Article tiré du site: www.persee.fr

La Diaspora Chinoise

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Éclatés mais terriblement soudés, les Chinois de la diaspora restent discrets. Toutefois leur poids économique est énorme : entre 200 et 500 milliards de dollars selon les estimations. Ces Huaqiao sont à l’origine des deux tiers des investissements réalisés en Chine. Toutefois, ces Chinois ne représentent que 2% de la population chinoise : d’un côté vivent 1,3 milliard de Chinois, de l’autre 36 millions d’immigrés et leurs descendants. Ils sont pour la plupart originaires de trois provinces méridionales et maritimes : le Fujian, le Guangdong et l’île de Hainan. C’est une population bien chinoise par sa culture, sa conscience identitaire et sa langue.

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Source: Article tiré du site: www.chine.in 

La communauté chinoise est victime de préjugés racistes

La présidente de la région Île-de-France s’est rendue ce jeudi à Aubervilliers pour rencontrer les responsables de la communauté chinoise après l’agression mortelle d’un chinois le 7 août dernier.

Pécresse, communauté chinoise victime

Treize heures, quai Robert-Lefranc à Aubervilliers, le va-et-vient des commerçants chinois bat son plein. Au milieu d’eux, une importante délégation, avec à sa tête la présidente de la région Île-de-France, déambule sans sembler les perturber. Reçue par la maire PCF de la ville, Meriem Derkaoui, et guidée par des responsables de la communauté chinoise, Valérie Pécresse a rendu visite aux commerçants après l’agression mortelle d’un quadragénaire chinois, Zhang Chaolin, le 7 août dernier. «C’était important d’être présente pour vous présenter mes condoléances et voir comment on peut améliorer la sécurité», explique Valérie Pécresse en serrant la main de la maire.

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Source: Article tiré du site: www.lefigaro.fr